Bonjour cher blogueur, aujourd'hui nous vous présentons Isaac Newton le philosophe, mathématicien, physicien, alchimiste, astronome et théologien anglais, puis britannique.
De nature délicate, Isaac dès son jeune age préfère jouer avec les
filles. Son oncle ne tarde pas à comprendre qu'il n'est pas fait pour le
travail des champs et l'envoie donc à l'école. Doué à la fois
d'habileté manuelle et d'une superbe intelligence, Isaac entretient avec les autres élèves des relations difficiles. Ceci sera une caractéristique de la vie de Newton.
En
1661, il entre au Trinity College de Cambridge en qualité de « sizar »,
c'est-à-dire d'étudiant pauvre chargé des basses besognes comme vider
les pots de chambre et porter le bois
de chauffage en échange de la gratuité des études. Cette situation,
particulièrement humiliante pour un jeune dont la mère est devenue riche
à la suite d'un deuxième veuvage, ne changera qu'en 1667 lorsqu'il
deviendra « fellow » : il sera alors logé et percevra un salaire.
Entre-temps, Newton avait dû se réfugier chez sa mère en 1665 pendant 18 mois pour fuir la peste
qui sévissait à Londres. D'après ses dires, c'est pendant ce séjour
qu'il avait vu tomber la célèbre pomme, événement qui lui permit
d'établir une relation entre la chute d'un corps à la surface de la Terre et le mouvement de la Lune.
Newton avait alors acquis le sentiment que notre planète attirait notre
satellite avec une force de même nature que celle qu'elle exerçait sur
la pomme, force qui variait dans la raison inverse du carré de la
distance qui séparait la Terre de la Lune. Mais Newton n'avait rien
publié : il attendra 1687 pour le faire.
En 1666, il ne s'agissait guère pour lui que d'une intuition.
D'abord, il avait besoin de parfaire sa théorie, en particulier
démontrer que la Terre se comportait vis-à-vis des corps environnants
comme si sa masse
était concentrée en son centre. Cela nécessitait la fondation d'une
nouvelle branche des mathématiques (i. e., le calcul différentiel et
intégral) et demandait donc du temps. Ensuite, ses premiers calculs
refusaient de corroborer sa thèse car il possédait des données erronées
sur les dimensions de la Terre. Ceci sera corrigé cinq ans plus tard en
France par les mesures du rayon terrestre de Jean Picard (1620-1682),
mais le résultat de cette expérience ne parviendra à Newton qu'en 1682.
L'année 1669 est une date importante : le
mathématicien Isaac Barrow (1630-1677), titulaire de la prestigieuse
chaire de Lucas, appelé à d'autres fonctions, laisse sa place à Newton.
Deux ans plus tard, ce dernier construit un instrument révolutionnaire,
le télescope, qui va lui ouvrir les portes
de Royal Society. Il y fera la connaissance de Robert Hooke
(1635-1703), l'un de ses plus importants membres, et qui deviendra
rapidement un féroce ennemi.
En 1684, une visite d'Edmond Halley (1656-1742) bouleverse la vie de Newton. Cet astronome qui donnera son nom à une célèbre comète veut en effet savoir quelle serait la trajectoire d'une planète si l'on supposait la force d'attraction vers le Soleil
inversement proportionnelle au carré de la distance. « Une ellipse, je
l'ai calculée », répond Newton, mais il n'arrive pas à retrouver ses
notes et promet de refaire les calculs. Il rédige alors « De motu corporum in gyrum
», opuscule qui se trouvera à la base des futurs « Principes
Mathématiques de la Philosophie Naturelle » (1687), plus connus sous le
titre abrégé de « Principia ». Newton y réalise la synthèse des lois de Kepler sur les orbites planétaires et de Galilée sur la chute des corps. Il bâtit une physique sur la loi d'inertie,
le principe fondamental de la mécanique et le principe d'action et de
réaction. A ces trois principes, il ajoute la loi de la gravitation
s'exprimant par une force agissant à distance dans le vide, donc sans
support matériel. Non seulement cette nouvelle mécanique élucide des
faits jusque-là mystérieux comme le mouvement des planètes, des
satellites, des marées, etc., mais elle permet aussi de prévoir de nombreux phénomènes nouveaux.
Newton se transforme alors en icône
vivante en Angleterre, où son ascension est fulgurante : il occupera
des fonctions prestigieuses comme Directeur de la Monnaie et président
de la Royal Society, poste qu'il gardera de 1703 jusqu'à sa mort en
1727, sans dire qu'il sera aussi anobli. Son enterrement grandiose
impressionnera très fortement Voltaire.
Mais
en France la force d'Attraction Universelle est violemment rejetée par
les cartésiens. Ils accusent Newton de réintroduire par son biais les
explications magiques en science. Newton admet que cette force est
incompréhensible, il admet également qu'il ne sait pas pourquoi les astres
ne finissent pas par s'agglutiner sous l'effet de cette attraction. Il
avoue même qu'il compte sur Dieu pour maintenir les corps célestes à
leur place. Il s'ensuit donc une virulente controverse scientifique
entre newtoniens et cartésiens qui trouve son point de fixation sur la
question dénommée de la « figure de la Terre » : en effet, la théorie de
Newton prévoit que la Terre est légèrement aplatie sur les pôles. Mais
les cartésiens prétendent exactement le contraire, sur la foi de mesures
erronées. La question sera tranchée par des mesures géodésiques
réalisées entre autres par Charles Marie de La Condamine
(1701-1774) au Pérou et Pierre-Louis Moreau de Maupertuis (1698-1759)
en Laponie : les savants y vivent d'incroyables aventures, où la réalité
dépasse la fiction. Quand les résultats donneront raison à Newton en
1738, de nombreux savants abandonneront le cartésianisme. Enfin, en
1759, le retour de la comète qui porte actuellement le nom de Halley (et
qui avait été prévu par les calculs) assurera le triomphe de Newton.
En
plus des « Principia », Newton écrit en 1704 son deuxième grand
ouvrage, « Opticks », où il soutient une vue corpusculaire de la lumière
en opposition à celle de Christian Huygens (1629-1695), apôtre de la théorie ondulatoire.
Newton
donne également une importante contribution aux mathématiques notamment
dans l'étude des séries et dans la création (avec Leibniz) du calcul
différentiel et intégral.

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